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jeudi 22 avril 2010

Notes sur la conférence du Dr Luc Perrel

LES SOINS PALLIATIFS
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Historique
Les "soins palliatifs" apparurent pour la première fois en Bretagne dans les années 50 à 60. En 1982, 68% des patients mouraient à l'hôpital; or, la négation, la peur de la mort, l'éclatement familial a entraîné une évolution des mentalités. On utilisait alors ce qu'on appelait le "coktail lytique" (un neuroleptique) qui entraînait la mort en 3 ou 4 jours. Cette situation, gênante pour le corps médical, était parfaitement acceptée par les proches. Le premier prétexte mis en avant était la douleur; mais il faut aussi savoir que la mort est rarement douloureuse... Ce coktail était destiné aux cancéreux et malades neurologiques graves; puis une autre catégorie fit son apparition, celle des gens âgés dépendants...Le développement des soins palliatifs mis un terme à ces pratiques détestables.
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Définition (OMS 1990 et 2002)
Les soins palliatifs sont des soins actifs, complets, donnés aux malades dont l'affection ne répond pas au traitement curatif. La lutte contre la douleur et d'autres symptômes et la prise en considération des problèmes psychologiques, sociaux et spirituels, sont primordiales. [...] Les soins palliatifs affirment la vie et considèrent la mort comme un processus normal, ne hâtent ni ne retardent la mort, procurent le soulagement de la douleur, proposent un système de soutien pour aider les patients à vivre aussi activement que possible jusqu'à la mort, offrent un système de soutien qui aide la famille à tenir pendant la maldie du patient et leur propre deuil[...]
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Le but est donc de préserver la meilleure qualité de vie possible, jusqu'à la mort naturelle. Le traitement de la douleur (physique et morale) est au premier plan mais n'est pas l'essentiel: il comprend également le traitements de tous les symptômes parallèles (lutte contre les thromboses, œdèmes, escarres, soins de bouche et autres soins cutanés...)
* Pallier la déshydratation est impératif. Elle est en effet très douloureuse et les personnes âgées y sont particulièrement sensibles (exemple évident de la canicule en 2003. Une petite explication parmi d'autres: les soins médicaux sont interdits dans les maisons de retraites, or une déshydratation nécessite une perfusion...).
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La déshumanisation de la médecine a été rendue possible par l'apparition des protocoles validés...Cela retire aux soignants le choix de l'intuition, de l'expérience. De plus, dans les soins palliatifs, l'esprit d'équipe est très important. Il faut du temps, de la patience, de l'abnégation, de la disponibilité. Une formation spéciale, oui, bien sûr; mais surtout du bon sens, et du cœur...
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Petit rappel des dates importantes:
- 1986: débuts des soins palliatifs par une circulaire
- 1995: modification du code de déontologie médical
- 1996: charte des soins palliatifs
- 2005: loi Léonetti qui institutionnalise les soins palliatifs.
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Le traitement antalgique des soins palliatifs
La sédation de la douleur est au premier plan, c'est le but principal (mais pas le seul). L'objectif est de calmer la douleur sans atteindre la vigilance (contrairement au cocktail lytique dont on a parlé plus haut). Et cela, on peut pratiquement toujours l'obtenir grâce aux progrès de la médecine.
Il n'y a pas de traitement standard. L'adaptation se fait par tâtonnement, en commençant par les doses les plus faibles et les antalgiques les plus courants.
Le suivi doit être régulier: on n'attend pas que la douleur réapparaisse pour continuer le traitement.
Le but est que l'issue fatale soit indolore...c'est un but moralement légitime.
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Ambiguïtés de la Loi Léonetti
Le mot "euthanasie" n'est jamais utilisé dans le texte de la loi. Cette loi règle les deux prétextes utilisés par les partisans de l'euthanasie: la douleur, et l'acharnement thérapeutique (avec une distinction entre donner la mort et laisser mourir). Le malade a le droit de refuser les soins.

MAIS
  • directives anticipées: art.7. Ces directives sont rédigées à l'avance (en principe, 3 ans avant). Mais en aucun cas elles ne doivent préjuger des dispositions intérieures du malade à l'approche de la mort! L'article 8 institue de plus la notion de "personne de confiance" qui peut s'interposer entre la volonté de l'équipe médicale et celle (supposée) du patient et de sa famille: c'est donc une source inépuisable de conflit, et une erreur dans la loi.
  • traitement disproportionné: art 9. Le médecin peut décider d'arrêter un traitement si il le juge inutile et si l'issue fatale est inéluctable. La notion d'acharnement thérapeutique est importante à définir et à cadrer; cependant cet article assimile l'eau et l'alimentation à des soins médicaux extraordinaires et disproportionnés!! Or c'est une erreur: la déshydratation, comme il a déjà été dit, est extrêmement douloureuse. Le patient peut mettre 5 à 6 jours pour mourir de faim dans des souffrances importantes. La perfusion et l'alimentation (par sonde gastrique ou nasale par exemple) sont DUES à tout patient. Il s'agit de soins ordinaires.
Pour de plus amples détails: le texte de la Loi Léonetti est ici.
Merci au Dr Luc Perrel pour son intervention très intéressante!!

dimanche 14 février 2010

Topo sur la Vie Humaine

Merci à Bertille pour ce topo de qualité!!

Quelques extrait:

"Donc du point de vue biologique, il s'ensuit qu'il n'y a pas de différence substantielle mais seulement de développement, entre le premier moment de la conception et le moment de la naissance."

"L'expression selon laquelle l'embryon est un homme en puissance est équivoque et foudroyante: l'embryon est un enfant, un adulte, un vieillard en puissance, mais il n'est pas un individu humain en puissance: il est déjà un individu humain en acte."

Plus quelques questions sur la souffrance, et une réflexion sur le rôle du soignant.

Top!!

mercredi 16 décembre 2009

Compte-rendu de la réunion du 18 novembre (thème: la bioéthique)

Dis donc, bientôt je mettrai moins d'un mois pour mettre en ligne les compte-rendus!! Je m'améliore, vous êtes bien obligés de le reconnaître.
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Donc voilà ledit compte-rendu que vous pouvez déguster en cliquant ici.
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Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous en livre quelques lignes choisies:
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"On ne peut pas tuer délibérément quelqu'un dans le but de favoriser la vie des autres, parce que la personne est une totalité de valeurs et non une partie de la société; c'est une personne unique, qui apporte une contribution unique à la société"
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"Le droit à la vie précède le droit à la santé."
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"Le droit à la sauvegarde de la vie prime sur le droit à la liberté, parce que pour être libre, il faut être vivant" (ben oui, logique)
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Ooooh que ça a l'air appétissant tout ça!
Bon ben, bon appétit!

jeudi 12 mars 2009

Compte-Rendu de la réunion du 4 mars

Nous étions peu nombreuses, mais chacune a ainsi pu prendre la parole.
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Nous avons commencé par un petit topo sur la clause de conscience pour bien repréciser ce que ce terme désigne. La clause de conscience a été introduite en médecine en 1975 par la loi sur l’IVG (dite loi Simone Veil, art. L. 2212-8 et L. 2213-2 du code de la santé publique). Elle est « la faculté de refuser d’accomplir un acte médical, parce que cet acte, bien qu’autorisé par la loi, est contraire aux convictions éthiques ou religieuses de celui qui doit le pratiquer ». Celle-ci n’est reconnue par le législateur qu’en matière d’avortement et de stérilisation à visée contraceptive.
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Les infirmières ont aussi droit à cette clause car l’IVG (comme l’IMG) est considéré comme un acte médical non thérapeutique. Cependant, faire appliquer la clause de conscience n’est pas chose aisée : les médecins, les sages-femmes et d’autres paramédicaux peuvent ainsi être la cible de discrimination à l’embauche et à l’avancement, et voir leur décision condamnée par leur pairs.
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Nous avons évoqué d’autres situations pouvant nous mettre en difficulté, entre autre des cas de violences, d’euthanasie (potassium plus morphine, pas besoin d’être médecin pour prédire l’avenir du patient !), de graves manques de délicatesse dans la prise en charge soignante, et j’en passe… Nous avons vraisemblablement besoin de parler de ces évènements choquants, d’une part pour nous soulager, et d’autre part pour nous rendre plus fort dans l’avenir quand ces situations se répèteront.
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Car NOUS AVONS TOUS UN RÔLE, une place à tenir au sein des institutions. Nous devons signaler et condamner les abus, toutes ces violences, ces tabous et ces non-dits. Toi, l’infirmière dans ton service, toi l’étudiante en stage, toi, le futur médecin : l’hôpital de demain c’est nous !D’autres réunions de ce genre auront lieu, à vous de nous écrire pour nous transmettre vos besoins, et si nous devons juste reparler de ces situations qui fâchent, nous le referons avec plaisir ! On est tous dans la même galère, mais nous devons croire fermement que notre maigre contribution peut changer les choses, soyons porteurs d’Espérance !